Le rôle de la nutrition dans la douleur

nutrition

Lorsque nous ressentons de la douleur, il est normal qu’une certaine quantité d’inflammation soit présente et cela est même bénéfique pour la réparation des tissus. Par contre, la problématique réside dans l’aspect chronique et systémique de la douleur et aussi de l’inflammation.

L’alimentation peut aider à moduler les signaux de douleur grâce à des aliments anti-inflammatoire tels que les acides gras monoinsaturés et les omégas 3. En favorisant la diminution et la résolution et de l’inflammation et en réduisant la perception sensorielle de la douleur. Dans les faits, les omégas 3 ont une fonction et une cible similaire aux traitements pharmacologiques anti-inflammatoires que l’on connaît bien comme l’ibuprofène et le naproxen. Aussi, dans les aliments qui contiennent des omégas 6, on retrouve des effets sur la sensibilité des neurones sur la douleur et un effet sur la vasodilation des vaisseaux sanguins, donc sur l’inflammation et sur la douleur.

On les trouve dans nos huiles à cuisson tels que l’huile d’olive, de canola et d’avocat, par des sources végétales telles que le lin, les noix, le chanvre, le chia et dans les poissons comme le saumon, la truite, le macro et la sardine.

Des aliments dits anti-douleurs eux, vont cibler les mécanismes liés à la douleur donc sur les neuro-transmetteurs et sur l’hypersensibilité nerveuse. C’est le cas notamment pour certaines protéines, les cathécholamines, qui agissent sur la noradrénaline et la sérotonine donc, sur la perception et la régulation de la douleur dans notre système nerveux en atténuant la transmission des signaux douloureux, en ayant un effet analgésique et aussi en diminuant la réponse au stress.

Les bonnes sources alimentaires s’y rattachant sont le lait de vache, le fromage, le yogourt, les fruits de mer, les algues, la viande brune, la volaille et les œufs.

Dans les glucides, il est important de choisir des aliments qui réduisent l’indice glycémique (les pics) pour éviter l’activation du processus inflammatoire et la production de médiateurs inflammatoires.

On choisit donc les grains entiers (l’orge, le quinoa, l’avoine), les légumes avec le moins d’amidon (l’asperge, la courgette, le brocolis), les fruits (les pommes, les baies, la pêche et l’abricot) et les légumineuses.

L’important est de miser sur l’effet synergique alimentaire et visualiser nos apports alimentaires telle une pyramide : tout d’abord l’eau, puis les portions de fruits et de légumes, ensuite les céréales et les grains entiers, par la suite, les huiles, en suivant le yogourt la volaille et les œufs, on ajoute les noix, on termine par les viandes et au final les sucres. Et idéalement éviter la consommation d’alcool au quotidien et s’en tenir à un ou deux verres par semaine pour éviter les risques nuisant à la santé.

Il faut tout de même garder en tête l’importance de la stimulation du système de récompense dans le cerveau par la libération de la dopamine. Ce mécanisme a un effet sur le plaisir, la satisfaction et sous la forme d’analgésique temporaire. Donc, les aliments qui sont riches glucides (comme le sucre), sont aussi une forme d’auto-médication sur l’humeur, les émotions et sur la diminution de la perception de la douleur.

Bonne cuisine !

Sources : Micro-programme Évaluation et Gestion de la douleur, Université de Sherbrooke, 2025.